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juillet 8, 2026
Chaque année, un nombre croissant de Marocains résidant à l’étranger franchissent le pas et investissent dans un projet d’entreprise au pays. Au-delà des transferts d’argent classiques vers la famille, la diaspora se tourne en effet de plus en plus vers la création directe de sociétés : import-export, immobilier, tourisme, digital ou services.
La bonne nouvelle : la loi marocaine ne fait aucune distinction entre un investisseur résident et un MRE. Vous pouvez créer et détenir 100 % du capital de votre société, sans partenaire local obligatoire, et souvent sans même avoir à vous déplacer. Voici ce qu’il faut savoir avant de vous lancer.
Oui. C’est même le scénario le plus courant pour les MRE. La solution repose sur une procuration donnée à un mandataire de confiance (proche, avocat, cabinet d’accompagnement), établie depuis votre pays de résidence puis légalisée selon les formes requises.
Ce mandataire se charge ainsi pour vous de l’ensemble des démarches :
Aucun titre de séjour n’est requis pour créer une société au Maroc : un passeport valide suffit. Le titre de séjour ne devient utile que si vous souhaitez résider et travailler physiquement sur place.
Pour la grande majorité des projets portés par des MRE, la SARL (ou SARL à associé unique si vous êtes seul) reste le choix le plus pertinent :
Par ailleurs, un MRE peut parfaitement être l’unique associé et le gérant d’une SARL AU, et la diriger depuis l’étranger, sous réserve de respecter les obligations déclaratives et fiscales de la société.
Toute société marocaine doit disposer d’un siège social au Maroc. Si vous n’avez pas d’adresse sur place, la domiciliation commerciale reste alors la solution : elle vous fournit une adresse professionnelle conforme (souvent à Casablanca ou dans votre ville d’origine), sans avoir à louer de local, le temps de structurer votre projet.
C’est l’étape sur laquelle les erreurs coûtent le plus cher. Votre investissement en tant que non-résident est considéré comme un investissement étranger et doit être déclaré conformément à l’Instruction Générale des Opérations de Change (IGOC).
Deux règles à respecter impérativement :
Pourquoi c’est essentiel : en respectant ces deux règles, vous obtenez le régime de convertibilité, qui vous garantit le droit de rapatrier plus tard vos dividendes, le produit d’une cession de parts, et le capital initial en cas de liquidation. À l’inverse, un apport versé en compte local classique peut compromettre, voire bloquer, votre droit au rapatriement futur.
en respectant ces deux règles, vous obtenez le régime de convertibilité, qui vous garantit le droit de rapatrier plus tard vos dividendes, le produit d’une cession de parts, et le capital initial en cas de liquidation. À l’inverse, un apport versé en compte local classique peut compromettre, voire bloquer, votre droit au rapatriement futur.
Votre société suit le régime fiscal marocain de droit commun, identique à celui d’une société détenue par des résidents :
Bon à savoir : ainsi, selon votre convention fiscale (France, Belgique, Espagne, Canada, Émirats…), une double imposition sur vos dividendes ou revenus professionnels peut être évitée ou atténuée.
Une fois les formalités de change respectées à l’entrée, vous pouvez donc rapatrier via votre banque agréée marocaine :
Le rapatriement s’effectue sur présentation des états financiers approuvés, du procès-verbal d’assemblée générale ordinaire actant la distribution, et des attestations de paiement de l’IS et de la retenue à la source.
Au-delà du cadre général, il existe un dispositif d’aide directe dédié à la diaspora : MDM Invest, porté par Tamwilcom. Le principe :
Conditions d’éligibilité principales :
Le dossier se dépose directement auprès d’une banque marocaine, qui instruit la demande sous 21 jours ouvrables avant transmission à Tamwilcom. Les versements de la subvention interviennent ensuite en plusieurs tranches, au fur et à mesure de la réalisation du projet.
Pour un MRE qui souhaite d’abord tester une activité de services (consulting, développement digital, formation en ligne) avant de structurer une société, le statut d’auto-entrepreneur reste une option accessible :
Attention : en effet, dépasser les plafonds sans avoir créé de société expose à une requalification fiscale et à des redressements.
Créer une société au Maroc en tant que MRE est aujourd’hui une démarche bien rodée, qui peut se piloter intégralement à distance. La réussite du projet dépend surtout de deux points de vigilance : le respect scrupuleux des formalités de change dès l’apport initial, et le choix d’une structure juridique et fiscale adaptée à la réalité de votre projet, pas à un modèle générique.
Créer une société au Maroc en tant que MRE est ainsi aujourd’hui une démarche bien rodée, qui peut se piloter intégralement à distance. La réussite du projet dépend surtout de deux points de vigilance : le respect scrupuleux des formalités de change dès l’apport initial, et le choix d’une structure juridique et fiscale adaptée à la réalité de votre projet, pas à un modèle générique.
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